Paroisse Notre-Dame-de-l'Annonciation

Des sources de bonheur pour aujourd’hui : Douceur et Justice

Plusieurs personnes sont convaincues que leur bonheur dépend de la richesse matérielle qu’elles possèdent […]  j’ai identifié quelques sources de bonheur inhérentes […] elles sont toutes des attitudes à cultiver qui ont plus de valeurs que l’opulence matérielle. Elles procurent une joie immense et une paix authentique. Il s’agit donc de la simplicité, de la douceur, de la sensibilité à la souffrance, de la recherche de justice, du pardon et de la recherche de la paix […]

La douceur

« Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. » (Mt 5, 5) On peut considérer la douceur comme le tempérament d’une personne, son accalmie, mais aussi plus que cela. Lorsque je parle de douceur, je fais particulièrement allusion à la façon que nous posons notre regard sur l’autre, à la manière dont les autres habitent nos pensées au quotidien. Par exemple, une personne qui a un tempérament fort, qui est fugace, énergétique, etc., peut être apriori considérée comme rude, violente, âcre, etc., pourtant elle peut être en même temps remplie de douceur dans la mesure où ses pensées, ses paroles et actions sont orientées en vue du bien de l’autre. Il n’y a pas de plus grand bonheur que de poser des gestes de bonté envers soi-même et les autres. Une telle attitude jaillit d’un cœur doux et non pas forcément d’un tempérament calme.

La douceur est une qualité qui amène à tout passer au crible de l’Amour : les paroles et les gestes. La douceur nous ouvre à l’autre et nous évite de le voir comme un ennemi, mais plutôt comme nous-mêmes ; non pas de l’envier pour ses charismes et ses avoirs, mais à être contents pour lui ; non pas de nous réjouir de son malheur, mais de compatir à sa peine et de pleurer avec lui. En effet, tout ce que nous posons comme geste n’est que le reflet de ce que nous visons dans notre vie intérieure, dans notre cœur. Ainsi, si nos pensées et notre cœur, si nos entrailles ne sont que douceurs, alors il en sera de même pour nos paroles et actions, pour nos relations interpersonnelles, pour la vie en société, pour l’avenir de notre monde, pour le devenir de la création. La douceur est donc une source de bonheur insoupçonnée qui peut changer le cours de l’histoire.

La justice

« Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. » (Mt 5, 6) Par justice, je n’entends pas le fait de revendiquer ou de faire valoir ses droits à tout prix, mais plutôt la qualité qui repose sur l’aptitude à rechercher sans cesse le respect, non seulement de soi, de son droit, mais aussi le respect des autres et leurs droits. Par ailleurs, la recherche de la justice n’est pas synonyme de recherche d’égalité d’un point de vue quantitatif. C’est plutôt, selon moi, l’attention à notre propre besoin et à celui de l’autre qui favorise la « vie bonne ». Mais, quand est-ce qu’on peut parler de « vie bonne » ? C’est lorsque tous ont accès à des besoins primaires en quelque lieu que ce soit. C’est lorsque la dignité de chacun en tant que personne humaine est respectée. C’est lorsque l’espace entendu comme territoire géographique est accessible à tous, c’est lorsque tous participent à faire de notre environnement de vie un lieu propice au « vivre ensemble » dans la recherche du bien commun qui constitue « le pilier central de notre vie collective[1] » dans la mesure où c’est elle qui rassemble les individus autour d’un projet commun afin de favoriser la vie bonne. Ainsi, le bien commun renvoie au « vivre » et à l’« agir » ensemble.

Rechercher la justice c’est aussi permettre que le « bien commun » soit accessible à tous et pas uniquement à une minorité au détriment de la majorité. Autrement dit, la justice est dans un certain sens présentée comme la norme fondamentale de l’État qui garantisse à chaque individu sa part du bien commun[2]. Avoir soif de justice au même titre qu’avoir soif d’eau est alors une nécessité vitale, car c’est sine qua non à toute vie en société. Avoir faim de justice au même titre qu’avoir faim de nourriture devient de fait l’affaire de tout humain. La faim et la soif de justice nous mettent en relation avec les autres dans nos différences, dans nos réalités respectives. Elles nous rendent solidaires les uns les autres et suscitent en nous la bienveillance puisque la « vie bonne » qui est la visée de la justice nous décentre de nous-mêmes, mais aussi des autres avec qui nous cohabitons. Voilà en quoi réside un certain sens du bonheur aujourd’hui, c’est-à-dire la recherche de la justice où chacun possède une place au nom de la dignité humaine ; où l’autre est respecté et a accès aux ressources nécessaires pour une « vie bonne ». La justice est donc une source de bonheur insoupçonnée qui nous décentre de nous-mêmes et nous fait voir qu’il y a beaucoup plus de joie et de bonheur en présence des autres que seul.

© Léandre Syrieix.

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[1] Comité des affaires sociales AÉCQ, Le bien commun : Vivre et agir ensemble, Montréal, Bibliothèque nationale du Québec (coll. Publication de l’AÉCQ), 2006, p. 1.

[2] Ibid., p. 1.

Trésors archéologiques au presbytère *Ajouts

*ajouts: Il est maintenant possible d’observer le travail des archéologues et découvrir, par le fait même, l’histoire, la richesse et l’origine de notre paroisse.

Les archéologues animeront des visites les samedis 7 et 14 juillet de 10 h à 14 h.          

Bienvenu à Tous !

  Le sous-sol du presbytère de L’Ancienne-Lorette, qui doit être excavé pour permettre la construction d’un nouveau centre communautaire, laisse deviner un site archéologique «exceptionnel» à l’échelle du Québec et même du Canada. Quelques sondages réalisés cet automne ont déjà permis de trouver des trésors témoignant de l’occupation autochtone, française et anglaise.
 

Un premier presbytère a été construit en 1720. Un deuxième presbytère, de brique et de bois, inspiré du courant «à l’italienne», l’a remplacé en 1893 et est toujours debout. C’est lui qui sera transformé pour abriter le prochain centre communautaire de L’Ancienne-Lorette. Un bâtiment «ultramoderne» doit lui être greffé, après la démolition de l’annexe abritant les cuisines, qui date de 1916. Comme il y aura des travaux d’excavation, des archéologues sont déjà sur les traces du passé.

Xavier Daigle, de la Nation huronne-wendat, lors des fouilles qui ont eu lieu en octobre.

Au courant du mois d’octobre, l’équipe de GAIA, coopérative de travail en archéologie mandatée par la Ville de L’Ancienne-Lorette pour évaluer le potentiel du site, a ouvert quelques tranchées d’un mètre par trois mètres ici et là. À quelques centimètres sous l’asphalte se cachaient de belles surprises. «On a trouvé des couches d’occupation, de nombreux artéfacts. Tout est bien stratifié. On voit vraiment l’histoire du site se dérouler devant nos yeux», raconte l’archéologue Stéphane Noël.

Parmi les belles trouvailles : de la poterie amérindienne, un morceau de pipe en pierre, des chaudrons de cuivre martelés et découpés, des perles en verre et même en cuivre dont l’origine est encore une intrigue. Les fouilles ont aussi permis de découvrir des trous de poteaux associés à des structures autochtones et françaises, un mur qui laisse deviner une glacière, des ossements de castors et d’originaux, des graines et autres restes de nourriture. Plusieurs objets sont en laboratoire actuellement pour être lavés, datés et inventoriés.
 

Les fouilles sont facilitées par la carte de «Sr Devilleneuve, ingénieur du Roy» rédigée en 1685 et 1686. Le village huron de Notre-Dame-de-Lorette y est représenté avec ses maisons longues disposées autour d’une première chapelle.

Belles trouvailles

Pour M. Noël, c’est de l’archéologie urbaine à son meilleur. «C’est très bien préservé. Ça permet de documenter toute l’occupation du secteur, du noyau de L’Ancienne-Lorette. À partir du 17e siècle jusqu’à aujourd’hui, on a dans un spot quasiment l’histoire de la ville au complet.»

L’intérêt vient aussi du fait que cette période — qui correspond aux premiers échanges entre autochtones et colons européens — est très peu documentée au Québec et au Canada. «Il y a une interaction culturelle qui est très intéressante. Les autochtones vont intégrer différents objets européens, mais en même temps, ils continuent de produire leurs objets traditionnels», fait valoir l’archéologue.

La Ville de L’Ancienne-Lorette a d’ailleurs associé dès le début la Nation huronne-wendat aux travaux archéologiques. Louis Lesage, directeur du bureau du Nionwentsïo, apprécie le geste et ne cache pas son enthousiasme face aux fouilles. «C’est probablement le seul site au Canada, datant de cette époque-là, où on trouve des maisons longues de la grande famille iroquoienne. Et c’est une époque vraiment importante, celle du contact, le début d’un mélange», souligne-t-il. «C’est aussi un beau site unique du fait qu’on sait qu’il y avait une relation très étroite entre les Français et les Hurons.»

Partie de pipe en pierre trouvée sur le site du presbytère de L’Ancienne-­Lorette.

M. Lesage va même jusqu’à comparer le cœur de la paroisse Notre-Dame-de-L’Annonciation au site archéologique Cartier-Roberval de Cap-Rouge, qui témoigne de la toute première colonisation française. Il ne met pas de pression pour autant sur ses partenaires pour la suite des choses. «C’est vraiment à L’Ancienne-Lorette de décider. Ils sont chez eux et on respecte ça énormément. Nous, on n’est pas là pour revendiquer un territoire, on n’est pas là pour dire que c’est chez nous. On travaille main dans la main», insiste-t-il.

Le maire de L’Ancienne-Lorette, Émile Loranger, a déjà annoncé au Soleil que les artéfacts datant de l’occupation autochtone seraient remis à la Nation huronne-wendat, qui, elle, les destine à son musée.

Martin Blais, directeur du Service des loisirs de L’Ancienne-Lorette et responsable du projet de centre communautaire, confirme que des fouilles en bonne et due forme sont prévues l’été prochain avant la mise en chantier. Son équipe travaille actuellement sur l’appel d’offres pour des services en archéologie. La nature, l’ampleur et l’échéancier des travaux y seront précisés, après réception du concept final d’architecture pour le nouveau bâtiment.

Au cours de nos entrevues, personne n’a évoqué la possibilité d’annuler le projet en raison de la richesse du sous-sol. «C’est un site extraordinaire et on l’a bien compris. C’est pour ça qu’on veut bien faire les choses, les faire dans le respect. Et il faut se rappeler que les fouilles sont là parce qu’on veut faire un centre communautaire. S’il n’y avait pas de projet de bâtiment, probablement qu’on n’irait pas creuser dans ce secteur-là. C’est une belle opportunité», résume M. Blais.

LeSoleil mardi 29 mai

Des sources de bonheur pour aujourd’hui : Pardon et Soif de Paix

Plusieurs personnes sont convaincues que leur bonheur dépend de la richesse matérielle qu’elles possèdent […]  j’ai identifié quelques sources de bonheur inhérentes […] elles sont toutes des attitudes à cultiver qui ont plus de valeurs que l’opulence matérielle. Elles procurent une joie immense et une paix authentique. Il s’agit donc de la simplicité, de la douceur, de la sensibilité à la souffrance, de la recherche de justice, du pardon et de la recherche de la paix […]

Le Pardon

« Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. » (Mt 5, 7) Il y a une différence entre le pardon et l’excuse. Je remarque un usage intempestif du mot « excuse » au quotidien. Apprendre à s’excuser fait partie des premiers apprentissages que les parents font à leurs enfants lorsqu’ils commencent à parler. Ainsi, nous sommes portés naturellement à nous excuser tous les jours et dans bien de situations : lorsque nous avons bousculé par mégarde une personne dans la rue, quand le service rendu à un tiers est trop long, lorsque nous avons commis une erreur ou fait une omission, etc. Quelquefois, je me demande si le fait de dire « excusez » ou « je m’excuse » n’est pas devenu machinal. Par ailleurs, dire « je m’excuse » n’a pas de sens, car je ne peux pas m’excuser moi-même alors que c’est à quelqu’un d’autre que je présente des excuses. C’est donc approprié de dire à la place « je vous prie [ou je te prie] de m’excuser ». Cette formule est plus adéquate et souligne la sincérité de la personne qui demande des excuses, mais aussi cela montre qu’elle est présente à la personne en question.

Avant cette digression, je disais avoir l’impression que le fait de dire « excusez » ou « je m’excuse » est devenu machinal. Je me suis donné durant une journée comme défi d’être attentif (dans le bus, sur le campus, au séminaire, dans la rue, au téléphone, à la télévision, etc.) sur le nombre de fois que les gens emploient « je m’excuse ». Ainsi, entre 7 h du matin et 22 h, j’ai relevé 98 usages de ce terme[1]. Quoi qu’il en soit, l’excuse est différente du pardon qui est source de bonheur. Le pardon a plus de profondeur que l’excuse dans la mesure où c’est directement lié à l’Amour, c’est gratuit et vise toujours à construire ou à rétablir une relation, une Alliance. Voilà pourquoi il y a beaucoup de joie dans l’acte même du pardon.

Pardonner procure une certaine paix intérieure et permet aussi de reconnaître que la personne offensante ne se définit pas uniquement par son geste, mais qu’elle est plus que ce qu’elle aurait dit ou fait de mal, qu’elle est également l’habitation trinitaire, qu’elle est créée à l’image de Dieu. Qui de nous peut prétendre n’avoir jamais commis de torts ou offensé quelqu’un ? Qui de nous peut affirmer n’avoir jamais fait d’erreurs ? Qui de nous peut en toute vérité dire n’avoir jamais goûté la joie d’avoir été pardonné ? Chacun, je suppose, a déjà fait l’expérience du pardon ou du moins, a déjà été dans la situation de celui ou de celle qui reçoit le pardon d’autrui. C’est un moment d’émotions, de joie et de reconnaissance. Et si nous permettons au prochain de vivre la même chose en pardonnant ses offenses comme nous avons été nous-mêmes pardonnés, alors nous verrons qu’il aura autant de joie à pardonner à son tour qu’à être pardonné. Évidemment, ce n’est pas facile de pardonner, surtout lorsqu’on est encore habité ou plongé dans la douleur ou les effets de l’offense. Prendre un peu de recul peut alors aider à faire le pas nécessaire vers le pardon.

Désirer ou prendre l’initiative de pardonner est déjà un grand pas qui peut nous aider à aller plus loin dans le pardon véritable et surtout, nous libérer progressivement de la colère, de la haine, etc., qui détruisent de l’intérieur tout en endurcissant le cœur et en créant une forme de barrière qui, à son tour, engendre le repliement sur soi et le rejet des autres. Concrètement, lorsqu’une personne nous a offensés et que nous vivons alors très difficilement le fait de devoir pardonner, si nous pensons à une bonne qualité de la personne, à un beau geste qu’elle a déjà posé et si nous y focalisons, cela peut nous aider à changer de regard, à détourner notre attention de son offense. Cela peut nous conduire à ne point l’y enfermer et à emprunter le chemin du pardon. C’est une méthode personnelle qui a fonctionné à 100 % toutes les fois que je l’ai appliquée. Toutefois, cela requiert de la patience. Il peut arriver que la personne qui nous a offensés soit une inconnue et que nous n’ayons pas une quelconque idée de ses qualités ou actions positives. À ce moment, il suffit alors d’imaginer des qualités et de les attribuer à cette personne et de s’y focaliser également.

Il n’y a pas de bonheur possible en ce monde sans pardon sincère et authentique. Il y a beaucoup de souffrance quand le pardon n’est ni donné ni reçu. Si nous nous arrêtons un instant sur la plupart des conflits militaires, politiques, religieux, etc., entre États ou nations ou encore sur les querelles familiales, sur les situations de divorces entres époux, sur les cas de tensions et de séparations amicales, sur les compétitions entres personnes ou entreprises au niveau professionnel, sur l’exploitation humaine dans toutes ses formes, sur les dominations politico-économiques, etc., nous verrons qu’elles résultent toutes de l’hypocrisie et de la rancœur vu qu’il n’y a pas de véritable pardon. Le cas des conflits entre États vient souvent du fait que chacune des parties veut à tout prix démontrer sa suprématie, terroriser ou ridiculiser l’autre. Et si au contraire, un État qui a par exemple été violé dans son droit pardonnait à son offenseur ? Certains pourraient voir dans un tel geste une faiblesse, pourtant sa grandeur repose sur une telle attitude. Bien évidemment, je suis conscient que les affaires étatiques, politiques, etc., sont très complexes. Mais en même temps, je suis convaincu que rien n’est impossible lorsque l’humain fait preuve de bonne volonté et décide d’emprunter le chemin de la réconciliation ou de la rencontre avec l’autre. Pardonner sans exiger des excuses de la part de son offenseur est une source de bonheur dans notre monde qui est actuellement marqué par tant de conflits.

La soif de paix

« Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5, 9) La simplicité, la sensibilité à la souffrance, la douceur, la justice et le pardon contribuent toutes à procurer la paix tant individuelle que communautaire. Néanmoins, le chemin à emprunter va de l’intérieur vers l’extérieur, de la vie spirituelle à la vie temporelle, car il n’y a point de paix possible dans le monde si les cœurs sont eux-mêmes remplis de haine. Ainsi, pour que la paix advienne dans le monde, il faut d’abord qu’elle soit une réalité en nous-mêmes. Autrement dit, nous ne pouvons pas donner aux autres et au monde ce que nous ne possédons pas. Comment pouvons-nous prétendre être des artisans de paix dans le monde si nous ne sommes pas simples, si nous ne sommes pas doux, si nous ne sommes pas sensibles à notre propre souffrance ni à celle de l’autre, si nous n’œuvrons pas pour la justice, si nous ne pardonnons pas ? C’est la même chose au sujet de l’Amour, car souvent nous prétendons aimer ou avoir beaucoup d’Amour à donner dans nos différentes relations (amicales, amoureuses, familiales, etc.), pourtant nous ne sommes pas capables de nous aimer nous-mêmes. Comment pouvons-nous donner de l’Amour à l’autre alors que nous n’en avons pas ? Cultivons donc de la sorte la paix en nous pour en contaminer le monde, car c’est une source de bonheur insoupçonnée, non seulement pour nous personnellement, mais aussi pour les autres.

© Léandre Syrieix.

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[1] Ce terme est couramment employé au Québec, car je n’ai pas le souvenir de l’avoir souvent entendu en France. Donc, c’est important de souligner que c’est en outre lié à la culture.

Exhortation Apostolique sur l’appel à la Sainteté dans le monde actuel

« Soyez dans la joie et l’allégresse! » :
C’est par ces mots de Jésus (Mt 5, 12) que le Pape François commence son exhortation apostolique sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel, là où nous sommes, là où chacun se trouve.

Pourquoi ne pas se donner du temps pour étudier ensemble cette lettre adressée à tous et à toutes? C’est ce que nous vous proposons de faire au cours des prochaines semaines…

Lieu : sacristie de l’église de L’Ancienne-Lorette
Le vendredi après la messe de 9h : 22, 29 juin, 13, 20, 27 juillet.
Le mercredi à 19h : 20, 27, juin, 4, 11, 18, juillet

Abbé Alexis L’Heureux : ☎ 418 871-8898 ✉ alheureux@paroissendda.org 
ou Lucie Savard ☎ 418 872-2172

L’Église a besoin de saints, et non de superhéros. Depuis ses premiers pas lors de son élection au Siège de Pierre, le Pape François a souvent évoqué la sainteté de l’Église, et il a tracé non seulement le profil de ce qui caractérise le fait d’être saint, tout en indiquant aussi ce qu’un saint n’est pas.

Voici un reportage sur cette Exhortation du Pape François:

Congrès Eucharistique 2008. 10 ans déjà!

L’invitation est lancée à tous ceux et celles qui veulent célébrer le 10e anniversaire de ce bel événement que fut le Congrès Eucharistique International 2008. 

Rendez-vous nombreux et nombreuses pour fêter ce Don de Dieu pour la vie du monde que nous avons le privilège d’accueillir et de partager encore aujourd’hui et ce, en vrais disciples-missionnaires.   

Au plaisir de célébrer cet anniversaire ensemble!

Intention de prière du Pape François pour juin 2018

« Mon prochain est-il sur les réseaux sociaux ? »

En juin, prions pour que les réseaux sociaux favorisent la solidarité et l’apprentissage du respect de l’autre dans sa différence.


Dans La Vidéo du Pape de juin, le pape François fait observer que les réseaux sociaux sont une occasion de rencontre et de solidarité, mais il prévient que l’on doit en faire usage en respectant la dignité des autres. Il souligne aussi l’importance de construire une citoyenneté sur la toile, en tant que lieu riche en humanité.

“Demandons ensemble que les réseaux sociaux n’annulent pas la personnalité de chacun, mais au contraire favorisent la solidarité et le respect de l’autre avec ses différences”, demande le Pape. “Internet est un don de Dieu, mais c’est aussi une grande responsabilité”, ajoute-t-il.

Il existe actuellement dans le monde 3,196 milliards d’utilisateurs actifs sur les réseaux sociaux, ce qui représente 42% de la population mondiale. Parmi les régions où ils sont le plus répandus, on remarque l’Amérique du Nord, avec 70% d’utilisateurs actifs par rapport à l’ensemble de la population; le nord de l’Europe, avec 66%; l’est de l’Asie, 64%; et l’Amérique du sud avec 63%.

“Profitons des occasions de rencontre et de solidarité qu’offrent les réseaux sociaux”, insiste le pape François. “Construisons une vraie citoyenneté en réseau et que le réseau numérique ne soit pas un lieu d’aliénation”, ajoute-t-il.

“Nous vivons avec les réseaux sociaux quasi sans nous en rendre compte, mais souvent, au lieu de servir d’instrument de véritable communication, ils deviennent un moyen de discorde et de désinformation”, souligne le P. Frédéric Fornos SJ, directeur international du le Réseau Mondial de Prière du Pape et du Mouvement Eucharistique des Jeunes.

“Faisons des réseaux sociaux des lieux d’humanisation, d’ouverture à l’autre, à sa culture, sa tradition religieuse et spirituelle, à sa différence; des lieux de dialogue au service d’une citoyenneté responsable


 

Des sources de bonheur pour aujourd’hui : simplicité et sensibilité à la souffrance

Plusieurs personnes sont convaincues que leur bonheur dépend de la richesse matérielle qu’elles possèdent. Or, un proverbe stipule que « l’argent ne fait pas le bonheur, mais il contribue au bonheur ». Si on questionne des personnes de différentes conditions de vie au sujet de la source de leur bonheur ou encore de leur conception du bonheur, leurs réponses seront bien évidemment diverses et dépendront sans aucun doute de leurs valeurs, de leur vécu, de leurs idéaux, etc. Alors, la source de bonheur serait pour quelques personnes la santé. Pour d’autres, cela se résumerait à posséder des ressources suffisantes ou nécessaires pour vivre tandis que pour d’autres encore, ce serait simplement le fait de réaliser leurs envies ou leurs rêves.

Alors, je me suis demandé : quelle est ma source de bonheur?

En réfléchissant à cette question, j’ai identifié quelques sources de bonheur inhérentes, selon moi, à toute personne en quelque lieu ou situation que ce soit. Manifestement, ces sources de bonheur peuvent surprendre dans la mesure où elles n’ont rien en commun avec le matériel ni avec ce que nous avons évoqué précédemment chez certaines personnes. Elles sont toutes des attitudes à cultiver qui ont plus de valeurs que l’opulence matérielle. Elles procurent une joie immense et une paix authentique.

Il s’agit donc de la simplicité, de la douceur, de la sensibilité à la souffrance, de la recherche de justice, du pardon et de la recherche de la paix.

La simplicité

« Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. » (Mt 5, 3) Cette béatitude parle, selon moi, de la simplicité sur divers plans : matériel, émotionnel, spirituel, etc. En effet, lorsque nous nous lançons dans la quête de choses très complexes, il en résulte que nous ne sommes plus heureux dans la mesure où nous sommes submergés, angoissés, etc. À ce moment, nous vivons dans un certain idéal et nous sommes par conséquent déracinés de la réalité. Ainsi, il y a une sorte de distorsion dans notre conception des relations humaines, et même sur notre regard concernant les personnes qui nous entourent ou celles que nous côtoyons. Toutefois, la simplicité que j’évoque n’est pas à confondre avec le « simplisme » qui, selon moi, est synonyme de paresse, de laxisme et même une forme de « partisanat » du refus du moindre effort. Si nous cultivons la simplicité comme attitude dans toutes les dimensions de notre vie, nous verrons des effets très positifs dans nos relations interpersonnelles, amoureuses, familiales, professionnelles, etc. Par ailleurs, cultiver la simplicité comme attitude de vie pour soi facilite la vie des autres, car cela améliore nos rapports avec le prochain et nous procure la bienveillance. En ce sens, ce que nous disons à l’autre, ce que nous faisons à l’autre, ce que nous faisons pour lui est à la mesure ce que nous dirions de nous-mêmes, de ce que nous ferions pour nous-mêmes, etc. : « La mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. » (Lc 6, 38) La simplicité est une source de bonheur insoupçonnée. Si nous la cultivons, nous verrons toute la joie qu’il y a de vivre en ce monde.

La sensibilité à la souffrance

« Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. » (Mt 5, 4) Il ne s’agit pas du masochisme ou du dolorisme. Si nous sommes attentifs à ce qui se passe en nous et autour de nous, nous verrons une certaine peur de la souffrance, un rejet de la souffrance, voire le déni de la souffrance tant individuelle que collective. Manifestement, elle est davantage considérée comme un échec, comme une injustice, comme une punition, comme une malédiction. Évidemment, si nous n’accueillons pas la souffrance comme faisant partie intégrante de l’existence humaine, comment pourrions-nous devenir solidaire de ceux et celles qui souffrent autour de nous et partout ailleurs dans le monde ? Comment pourrions-nous avoir de la compassion à leur égard ?

Il n’est guère possible pour nous de côtoyer la souffrance si nous n’osons même pas la regarder en face ni l’embrasser. Une telle attitude se reflète dans nos agissements au quotidien lorsque nous n’osons pas nous arrêter pour écouter une personne souffrante pour quelque raison que ce soit et qui a besoin de toute notre attention, que ce soit un inconnu ou un proche. Cette souffrance prend diverses formes : solitude, abandon, dépression, cancer, pauvreté matérielle, manque d’Amour, handicap physique ou psychologique, etc. Nous n’osons pas par exemple nous rendre solidaires des migrants, des réfugiés, etc., qui ont tout perdu et tout quitté pour survivre. Nous nous refermons alors sur nous-mêmes et devenons indifférents face à la misère humaine, et parfois nous sommes aussi indifférents à notre propre misère. Pourtant, développer la sensibilité à la souffrance nous permet d’accueillir la condition humaine, de nous enraciner dans la chair du monde, de nous accepter tel que nous sommes, de reconnaître que nous ne sommes pas parfaits, que les autres ne le sont pas non plus. Ainsi, cela nous permet d’accueillir les autres dans leurs vulnérabilités, dans leurs forces et leurs faiblesses. Développer la sensibilité à la souffrance nous donne également la possibilité de reconnaître qu’elle est essentielle dans l’existence humaine et cela doit susciter en nous des élans de générosité, de solidarité avec toute l’humanité sans distinction de race, de classe sociale, de conviction politique ou religieuse, etc. La sensibilité à la souffrance est alors une source de bonheur insoupçonnée dans la mesure où elle nous rend lucides à notre propre réalité, à celle des l’autre et nous pousse à nous accueillir mutuellement.

© Léandre Syrieix

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Pourquoi un temps « Ordinaire » ?

Une assemblée pendant la messe. © P. Razzo/Ciric

Le calendrier liturgique s’est élaboré progressivement au fil des siècles. Son dernier remaniement date de 1969, dans le prolongement de la réforme liturgique décidée au concile Vatican II. Dans ce calendrier, le temps dit ordinaire désigne les périodes autres que les deux temps forts célébrés par l’Église : d’une part, l’Avent et le temps de Noël ; d’autre part, le Carême, la fête de Pâques et le temps pascal jusqu’à la Pentecôte.

Le « temps ordinaire » n’a d’ordinaire que le nom. En dehors de Noël et du temps pascal, c’est l’ensemble du temps liturgique qui permet aux fidèles de vivre sur une année complète tout le mystère du salut accompli par Jésus-Christ. Le temps ordinaire (tempus per annum,en latin, ou le temps le long de l’année) comprend donc les 33 ou 34 semaines couvrant le reste de l’année : la première période va du lundi suivant la fête du Baptême de Jésus (célébré le dimanche après l’Épiphanie) au mercredi des Cendres (non compris) ; la seconde période s’étend de la Pentecôte au premier dimanche de l’Avent (non compris), qui ouvre la nouvelle année liturgique. Ainsi, le 25 septembre 2011 est le 26e dimanche du temps ordinaire. Petite curiosité : les semaines du temps ordinaire sont toujours numérotées de 1 à 34, même si l’on ne compte que 33 semaines cette année-là ; on saute dans ce cas une unité entre les deux périodes.

 

À quoi sert ce temps?

Dès les origines, l’Église a voulu que les fidèles revivent sur une année entière les événements de l’histoire du salut accomplis par Jésus-Christ. Pendant le temps ordinaire, lorsqu’on ne commémore pas un fait précis de la vie du Christ, de la Vierge Marie ou d’un saint, c’est le dimanche lui-même, « Pâque hebdomadaire », qui est valorisé comme « jour de fête primordial qu’il faut proposer et inculquer à la piété des fidèles ». Le temps ordinaire donne aussi aux fidèles l’occasion de progresser dans leur connaissance et leur compréhension des grands textes bibliques. Pendant les dimanches « ordinaires », en effet, à l’inverse des temps forts de l’année où les lectures sont choisies de façon thématique, on fait une lecture continue des textes (Épîtres et Évangile) de l’année en cours, selon un parcours conçu sur trois années A, B et C (on est actuellement dans l’année A, consacrée à l’Évangile de saint Matthieu). En semaine, on lit les quatre Évangiles en une année et des passages importants d’autres livres de la Bible en deux ans.

 

Comment fonctionne-t-il?

L’année liturgique comprend en fait deux cycles qui se superposent. Le temps ordinaire s’insère dans le cycle liturgique de base, dit « temporal ». Axé sur les événements de la vie du Christ, ce cycle a prééminence sur le cycle « sanctoral », consacré aux fêtes des principaux saints. La mobilité de la fête de Pâques et du temps liturgique qui en dépend, le fait que d’autres fêtes à date fixe tombent parfois le dimanche ont conduit à fixer des règles précises qui permettent de combiner ces deux cycles. Au fil des siècles, on avait ajouté dans l’année de très nombreuses fêtes de saints qui finissaient par éclipser la célébration du mystère pascal lui-même. Pour éviter cette dérive, Vatican II a largement revalorisé la célébration du dimanche, et a par ailleurs réduit le nombre des saints devant être fêtés par l’Église universelle, en confiant à chaque Église locale, nation ou ordre religieux la liberté de fêter les autres.

Aujourd’hui, pendant le temps ordinaire, les dimanches sont toujours célébrés, sauf s’ils coïncident avec une grande fête dite « solennité » du Seigneur, de la Vierge ou des saints (leur nombre est limité à onze dans l’année). En semaine, on célèbre toujours les fêtes et les mémoires « obligatoires » des saints ; les autres jours de la semaine, on a le choix entre les messes du temps ordinaire, les mémoires « facultatives » et les messes consacrées à des dévotions diverses (dites « votives »).

Les protestants, les orthodoxes ont-ils un temps ordinaire?

Chez les protestants, l’année liturgique est rythmée d’une façon proche de celle des catholiques, hors les fêtes de la Vierge Marie et des saints. Comme les autres temps de l’année, le temps ordinaire a des « spontanés » spécifiques ; ce sont les courts chants ou « répons » que l’assemblée reprend avec l’orgue et qui ponctuent les différentes parties du culte. Les lectures bibliques des dimanches sont désormais communes aux protestants et aux catholiques, avec toutefois une certaine liberté laissée au pasteur protestant pour choisir les textes sur lesquels il fera sa prédication. Quant aux couleurs liturgiques, l’Église luthérienne et quelques Églises réformées utilisent les mêmes que les catholiques, en plaçant par exemple une bande de tissu de couleur sur la Bible ouverte. Mais cette pratique n’est pas majoritaire dans le monde réformé.

Pour les orthodoxes, « le temps de l’Église n’est jamais ordinaire ! »,affirme avec conviction l’archiprêtre Serge Sollogoub. « On ne vit pas le temps d’une manière banale,confirme le théologien Michel Evdokimov, il y a toujours quelque chose à dire, on est toujours en chemin vers une fête du Christ, de la Vierge Marie, d’un saint… »

Le monde orthodoxe compte en effet de très nombreuses fêtes de saints, quatre temps de Carême : le Carême de Noël, le Grand Carême de Pâques, le Carême précédant la fête de saint Pierre et saint Paul et le Carême de la Dormition (Assomption). La notion de temps ordinaire est donc peu employée. Dans la liturgie orthodoxe, deux cycles se chevauchent : le premier, qui comprend notamment les fêtes fixes, s’ouvre le 1er septembre sur la fête de l' »Indiction » ou Nouvel An ecclésiastique (le patriarche Bartholomée Ier de Constantinople en a fait une fête de la protection de l’environnement). Le second cycle commence après le dimanche de Pentecôte, il ouvre le temps eschatologique, le temps du Royaume.

On compte les semaines à partir du dimanche de Pentecôte. Les couleurs des vêtements et ornements liturgiques sont plus variées que chez les catholiques. Leur emploi est relativement codifié dans les Églises dépendant du Patriarcat de Moscou. En revanche, dans le reste du monde orthodoxe, deux directives seulement prévalent : utiliser des couleurs sombres pendant le grand Carême pascal et des vêtements lumineux le jour de Pâques.

Béatrice Bazil-la Croix (supplément Religion et Spiritualité) publié le 19 janvier 2017 /croire.la-croix.com

 

Le Pape François encourage l’action des missionnaires contemporains

Le Pape François s’est adressé aux directeurs des Œuvres pontificales missionnaires (OPM), réseau de mission universelle aux quatre coins du monde, à l’occasion de l’ouverture de son assemblée, lundi 28 mai, à Rome.
«Promouvoir l’esprit missionnaire universel au sein du Peuple de Dieu», telle est la vocation de l’organisme du Saint-Siège, créé par l’Église pour soutenir la mission sur tous les continents. Chaque année, le mouvement qui couvre 1100 diocèses à travers les cinq continents, se retrouve à Rome pour établir un bilan et dresser des perspectives.

Évangéliser par la prière

Dans son message rendu public en vidéo le 28 mai, le Saint-Père a tenu à valoriser le travail essentiel et méconnu de ces œuvres pontificales, fondée il y a 200 ans, et reconnues pontificales par le Pape Pie XI. «Nous devons prier pour les missionnaires, et les missionnaires doivent prier pour l’action évangélisatrice de l’Église», a affirmé François, ajoutant que la première des œuvres missionnaires résidait dans la prière.

«C’est la plus efficace, même si elle ne peut pas être mesurée. En effet, l’agent principal de l’évangélisation est l’Esprit Saint, et nous sommes appelés à collaborer avec lui», a assuré le Souverain pontife.

Les œuvres missionnaires du XXIème siècle

La nécessité d’une répartition juste et équitable de l’aide aux populations à travers ces œuvres missionnaires a également été rappelée par François. En guise d’exemple, l’institution bi séculaire a par exemple financé une maison paroissiale au Viet Nam pour le diocèse de Hue, apporté un soutien financier à 170 enfants boliviens handicapés, ou encore agrandi séminaire Philosophique de Saint-Paul de Djimé à Abomey au Bénin.

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